Les Silencieuses (récit d’un voyage)

Texte et jeu : Nicolas Raccah
Co-conception et mise en scène : Frédérique Aït-Touati
Assistante : Elsa Blin
Durée : 1h20

Présentation

Au commencement, il y a cette envie de chercher ce que les femmes de la Renaissance ont pu dire au sujet de leur corps et de leur plaisir.
Les hommes ont laissé toute une littérature sur le sujet, alors… pourquoi pas les femmes ?

Durant deux ans, Nicolas Raccah et Frédérique Aït-Touati ont cheminé en quête de ces textes, et découvert dans les bibliothèques, en lieu et place de ces voix, l’hydre aux mille visages de la misogynie en Occident.
Parole interdite aux femmes, pudeur exigée, humilité, discrétion : tout un éventail d’obligations et de contraintes sur lesquelles notre monde s’est construit afin de réserver aux hommes les honneurs, la valeur et les prérogatives.

Fruit de leur collaboration, le spectacle se tisse autour du parcours d’un homme d’abord sûr de son élan, et qui lentement se décompose, à mesure qu’il touche du doigt cette Histoire qu’on ne lui a jamais apprise.

Râbachés de siècle en siècle, ces textes ont imprégné l’inconscient collectif des hommes et des femmes du XXIème siècle.
Pour nous en déprendre, pour ne pas reconduire ce tacite héritage sur les générations à venir, il est indispensable de commencer par regarder en face ces mémoires oubliées qui agissent à notre insu.
Puis suivra la refondation : réancrer le Masculin ailleurs que sur la peur et la haine du Féminin.

Cette remontée vers la lumière ne pourra se faire qu’ensemble, grâce au soutien des femmes puissantes qui ont refusé de se taire.


« Prise de conscience époustouflante de la manière dont les hommes ont muselé la parole érotique des femmes. »

(Marie de Hennezel – Psychologies Magazine – Nov. 2016)

« Un voyage intime à la recherche de paroles perdues, oubliées ou cachées, de femmes. J’ai eu la sensation qu’on venait poser la main, délicatement mais fermement, sur des blessures profondément enfouies dans l’inconscient collectif féminin. Entendre un homme dire ses prises de conscience et conter sa quête intérieure au moyen de textes de femmes, agit tel un baume sur ces blessures. »

(Une spectatrice)

PROCHAINES REPRÉSENTATIONS

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Le livre Les Silencieuses (récit d’un voyage) reprend l’ensemble du texte du spectacle de Nicolas Raccah et Frédérique Aït-Touati, avec des illustrations d’An Rosseel.

Il contient également, en note de bas de page, les références des livres cités dans le spectacle, ainsi qu’une bibliographie.

Format : 9cm x 14 cm. 100 pages.
Prix : 13 € + frais de port.

Pour toute commande, merci de contacter la Compagnie Fatale Aubaine : contact@compagnie-fataleaubaine.com

« Un spectacle ne m’a jamais autant remué. »
(Témoignage d’un élève – Lycée Fabre (Capentras), janvier 2018)

« Je trouve ça, non pas incroyable, mais merveilleux qu’un spectacle puisse me toucher à ce point. Il s’est passé quelque chose pendant une heure, et même si vous parliez seul, on parlait ensemble. »
(Témoignage d’une élève – Lycée JB Vuillaume (Mirecourt) – janvier 2020)

 

Un spectacle qui touche particulièrement les jeunes :

Le spectacle Les Silencieuses (récit d’un voyage) trouve une résonance toute particulière chez les jeunes à partir de 16 ans, autour des thématiques des stéréotypes et assignations de genre et de l’égalité des sexes. Il interroge la construction identitaire par rapport aux préjugés habituels sur le masculin et le féminin.

Il s’agit d’aider les jeunes à prendre conscience de l’histoire des inégalités hommes-femmes en se laissant individuellement toucher, impacter, révolter par cette histoire.

Par le récit singulier d’un homme qui ouvre les yeux, le spectacle permet à chacun·e de constater ses propres habitudes de comportement et de jugement, héritées d’un passé violent, et d’interrompre ce processus.

En ce sens, Les Silencieuses entre également dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté et à la laïcité, à travers la prise de conscience individuelle des injustices faites aux femmes, et de l’imprégnation de la misogynie dans l’inconscient et l’imaginaire collectif.

Il nous paraît essentiel d’ouvrir d’abord les yeux des adolescent·es sur le passé misogyne de notre Occident, en France et en Europe, c’est-à-dire de regarder en face l’héritage oublié que nous ont légué nos ancêtres, avant de poser un jugement sur les mœurs et les cultures d’autres traditions.

C’est en faisant le point sur nos propres racines, en interrogeant et en nous situant par rapport aux schémas dont nous avons secrètement hérité, qu’une réflexion plus large pourra ensuite être entamée sur le fonctionnement d’autres sociétés, dans d’autres parties du monde.

Représentations scolaires et universitaires :

Les Silencieuses a été représenté devant des Classes de 1ères L, Terminales L, Terminales BacPro-électricité, Terminales option Théâtre, hypokhâgnes et khâgnes, Maths Sup et Maths Spé, Prépa HEC, Prépa Agro-Véto, Prépa ATS et TSI, des classes de DSAA, L3-Lettres, Master MEEF et Master Études sur le Genre, et pour les étudiants de Telecom Paris.

Il a été joué au Lycée de Villeroy (Guyancourt), Lycée Jean Vilar (Plaisir), Lycée JB Vuillaume (Mirecourt), Lycée Roumanille (Nyons), Lycée Jean Monnet (Vitrolles), Lycée Ph. de Girard (Avignon), Lycée Fabre (Carpentras), Lycée Paul Cézanne (Aix-en-Provence), Lycée Eugénie Cotton (Montreuil), Lycée Gutenberg (Créteil), Lycée St Saëns (Deuil la Barre), Institut Emmanuel d’Alzon (Nîmes), Lycée Sainte Famille (La-Roche-Sur-Foron), Collège Mme de Staël (Genève), Collège Voltaire (Genève), pour le Gymnase d’Yverdon, dans les Universités de La Sorbonne, Lyon 2, Lyon 3, Paris Est-Marne la Vallée, Université de Genève, et à Telecom Paris.

Déroulé pour les classes en lycées et universités :

– 20 minutes de présentation par le comédien.
– Spectacle (1 heure)
– 40 minutes à 1 heure de débat avec les jeunes

Témoignages d’enseignant·es :

« L’expérience a été plus qu’enrichissante pour les élèves et les professeurs présents. L’occasion pour nos élèves de Premières d’entendre une autre « voix », d’imaginer d’autres possibles et de questionner certaines normes de notre société. Nous avons discuté et échangé avec l’ensemble des classes présentes sur le spectacle et leurs ressentis. Ces moments avec nos classes ont été des moments vivants, d’écoute et de partage et ont permis de (re)questionner certaines thématiques et problématiques pédagogiques : la place des femmes dans l’histoire ; la construction des normes genrées (féminités, virilités) ; les différentes formes de la sexualité, etc.

Dans ce retour d’expérience, les collègues ont aussi souhaité insister sur la performance du comédien (son énergie, sa finesse, la force de ses mots et de sa présence sur scène). Nous sommes intiment convaincus, qu’il est indispensable pour nos élèves de pouvoir (re)vivre ces expériences. »

Jérémiah ERVIEL
Professeur d’Histoire-Géographie au Lycée Gutenberg (Créteil)

 « J’ai trouvé ce spectacle d’une grande pertinence pour un cours de « Lettres et sciences humaines » proposé dans le cadre d’un Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués. Il invite de jeunes adultes en pleine construction d’eux-mêmes et de leur corps de valeurs à s’interroger sur les (et leurs) rapports entre hommes et femmes. Il permet d’élargir les connaissances littéraires et historiques des étudiants, et de remonter aux origines de notre culture européenne occidentale. En faisant prendre conscience aux étudiants combien l’héritage misogyne se perpétue sur la durée, le spectacle permet de les introduire à une réflexion anthropologique. En démontrant comment s’opère la transmission de cet héritage malgré les individus parfois, le spectacle révèle la part d’inconnu qui réside en chacun et met en lumière le principe de déterminisme qui est au fondement des sciences humaines. Les étudiants ont vraiment apprécié le spectacle et ont été très sensibles à la forme du récit d’expérience à valeur initiatique, qui permet d’éviter tout didactisme et de faire vibrer avec force une situation dont ils n’avaient qu’une conscience souvent vague.»

Laetitia DION
Professeure de Lettres en DSAA au Lycée Eugénie Cotton (Montreuil)

« La pertinence pour un public d’Hypokhâgnes est évidente par l’approche diachronique qui correspond parfaitement à l’esprit du cours de Français où l’on relie les auteurs et les époques afin d’offrir aux élèves une vision panoramique de la littérature. On apprécie la valeur littéraire des textes et la richesse des problématiques qu’ils soulèvent (la question de la voix des femmes ; Louise Labé ; Christine de Pisan et le roman de la Rose…) Le spectacle met en valeur l’oralisation de textes non-théâtraux et montre combien la littérature n’est pas un jeu gratuit mais fait sens par rapport à des questions d’actualité (égalité hommes-femmes) et par rapport à des éléments plus intimes (la question du corps pour des jeunes gens de 18-19 ans). Et si la littérature me permettait de m’approprier mon corps, elle qui s’approprie la chair des mots ? « 

Sylvain LEROY
Professeur de lettres en Hypokhâgnes au Lycée Cézanne (Aix en Provence)

« Après avoir découvert le spectacle en appartement, je me suis lancé en 2018 dans le projet un peu fou de faire représenter Les Silencieuses devant TOUS les étudiant.e.s des classes préparatoires de mon établissement (catholique). Je voulais que chacun.e puisse être touché comme je venais de l’être par cette gifle reçue en plein cœur. Sensation d’une urgence « politique », après les récents événements portés par # Me too, et alors que l’écho de certaines réflexions machistes de certains garçons de ma classe de Maths sup résonnait encore à mes oreilles…     
La mise en place de l’expérience s’est révélée d’une extraordinaire fluidité (direction, CPE, collègues, parents d’élèves…) La suite n’a pas démenti cette évidence : huit représentations sur cinq jours (plus de 400 élèves), auprès d’un public hétérogène, Premières Français, Terminales Philo, Options théâtre, Prépa agro-véto, Prépa littéraires d’AL, étudiants d’ATS issus de bac pros… J’avais expliqué le propos et lu quelques extraits à certaines de mes classes afin de les sensibiliser. La magie du spectacle a fait le reste. Les jeunes spectateurs sont ressortis bouleversés, filles comme garçons, comme si cette parole venait les délivrer d’un poids trop lourd que chacun.e portait depuis l’enfance, de façon inconsciente. »

Bruno ESCOFFIER
Professeur de Lettres au Lycée Emmanuel d’Alzon (Nîmes)